EN MARS & AVRIL 2017, NE MANQUEZ PAS



MARS 2017

 

11-14 mars : Moluques Centrales – Ambon : TIMBA LAOR

 

 

Cette fête ressemble à la fête de Bau Nyale à Lombok, mais a lieu plus tard, en mars ou avril. A Ambon aussi, la population se rend sur le littoral pour ramasser les vers marins comestibles (laor) qui viennent pulluler à cette époque dans les récifs coralliens. Ces vers sont ensuite cuisinés et dégustés ensemble… Cette manifestation se concentre surtout  dans la région de Nusaniwe, sur la magnifique plage de sable blanc de Santai, située à 17kms de la ville d’Ambon, qui constitue un spot idéal pour la plongée et le snorkeling en raison de ses superbes fonds marins et récifs coralliens.

20-26 mars : Bali – MELASTI

Pendant la semaine précédant le nouvel an balinais, tous les Balinais se rendent en procession à la mer pour purifier les reliques sacrées de leurs temples. Ces processions portent le nom de melasti, melis ou mekiyis selon les régions.

 

 

27 Mars : Bali & Lombok : TAWUR KESANGA – NGERUPUKAN – OGOH-OGOH

Nyepi est le «nouvel an balinais», basé sur un calendrier particulier appelé Saka (qui débute 78 ans plus tard que notre calendrier. Nous serons donc en 1939 à partir du 28 mars…). Ce jour unique, qui tombe à la nouvelle lune du 9e mois balinais (sasih kasanga), est également célébré en Inde.
La veille de Nyepi, «jour du silence» pour les hindouistes, à Bali et à Lombok, constitue un jour de purification général. Partout on célèbre un rituel appelé tawur kesanga.

 

 

A la tombée de la nuit, a lieu un défilé d’immenses marionnettes de carton-pâte, les Ogoh-ogoh, au son de percussions assourdissantes et à la lumière des flambeaux, dans les rues des villes et villages. Ces marionnettes qui représentent toutes sortes de démons et monstres, personnifient les bhutakala, mauvais esprits dont l’influence négative doit être neutralisée, créatures effrayantes de la mythologie hindouiste. Il s’agit d’éloigner les démons qui ont envahi Bali pendant l’année et de purifier ainsi l’ensemble de l’ile. Les marionnettes sont normalement détruites après le défilé pour symboliser l’anéantissement des forces du mal. Construites par les associations de jeunes des quartiers et villages, qui rivalisent d’ingéniosité, c’est devenu un véritable concours qui salue les créations les plus extraordinaires.

Note : ces rituels sont également célébrés au grand temple hindouiste de Prambanan près de Jogjakarta.

 

 

28 mars : BALI – nouvel an balinais (NYEPI) – Saka 1939

Le jour de Nyepi, le silence doit être observé durant 24 h à partir de 6 heures du matin. La journée est réservée à la méditation car les démons ne doivent pas être tentés par un retour auprès des humains, ce qui impose certaines restrictions : peu de lumière visible, pas de travail, pas de divertissement, pas de déplacement ; et, pour certains, le jeûne et le silence total. Le jour du Nyepi, les lieux habituellement animés sont déserts, on n’entend ni la radio ni la télévision, et on observe peu de signes d’activité même dans les maisons. Les seules personnes visibles hors des maisons sont la Police du Tourisme et le service d’ordre coutumier pecalang, qui patrouillent dans les rues pour veiller au respect des coutumes et à la sécurité.

 

 

Bien que Nyepi soit avant tout une fête hindouiste, les non-hindouistes sont te nus observent ce jour du silence par respect. Même les touristes sont invités à rester à l’hôtel. Les institutions sont fermées toute la journée, y compris l’aéroport international de Bali. Les dérogations ne sont accordées qu’aux véhicules d’urgence médicale.

29 Mars : BALI – Ngembak Geni

Lendemain de la fête de Nyepi, ou la vie reprend son cours normal mais en général, écoles, commerces et bureaux restent fermés. les Balinais se promènent et rendent visite à leurs voisins et amis.

Mi-mars : Sumbawa – région de Moyo Hilir – PONAN

Il s’agit d’une fête agricole célébrée dans la région de Moyo Hilir, à l’ouest de l’ile de Sumbawa et qui regroupe trois villages (Poto, Lengas et Melili). C’est une région très fertile (orong rea ou «la grande rizière »). Avant les semailles, les villageois se réunissent dans les rizières sur une colline appelée Ponan, près du tombeau d’un saint local du nom d’Haji Batu. Chacun apporte des offrandes de gâteaux locaux qui sont échangés entre les habitants des trois villages et partages, en signe de fraternité. La cérémonie comporte également des prières. Ce rituel vise à demander la protection divine afin que les récoltes soient bonnes et que la prospérité règne dans la région.

 

AVRIL 2017

Avril : Bulukumba (Sulawesi sud) – FESTIVA DATO TIRO

 

Festival culturel destiné à commémorer la venue dans la région de Bulukumba du saint homme Dato Tiro., Au début du XVIIe siècle, ce prédicateur vint du pays Minangkabau à Sumatra avec deux autres hommes saints, ses frères Dato Ribandang et Dato Patimang pour convertir les royaumes de l’est de l’archipel à  l’islam, notamment ceux du sud de Sulawesi et celui de Bima à Sumbawa (vassal du royaume de Goa à cette époque). Dato Tiro vint à Bulukumba en 1604, on ignore s’il y mourut mais la population locale vénère son tombeau présumé, situé à  Eka Tiro, à 44kms de la ville. Lors du festival qui lui est dédié, on peut assister à des spectacles traditionnels : Sinrili (chants accompagnés au rebab), Gandrang Bulo (danses accompagnées de tambours et bambous), Sitobo Lalang Lipa’ (duel symbolique), et à des démonstrations d’arts martiaux. 

1-3 avril : MOLUQUES DU NORD – festival de TIDORE

Ce festival qui commémore la fondation de la ville de Tidore, capitale de l’ile, il y a près de 900 ans, dure trois jours. On célèbre en particulier un rituel appelé Dowari Au cours de cette cérémonie, qui prélude à toutes les activités coutumières existant dans les Moluques du nord (Soa Romtoha), cinq représentants de la communauté vont chercher de l’eau d’une source réputée sacrée au sommet du mont Kie Matabu ; celle-ci est recueillie dans un contenant en bambou. Au cours du rituel  Lufu Kie, on commémore également la victoire de la flotte du sultan de Tidore sur les Hollandais, qu’il réussit à chasser de l’ile au milieu du XVIIe siècle. Cette victoire est célébrée par une procession navale au cours de laquelle on peut admirer la barque royale (Kagunga Sultan) escortée de 12 navires de guerre (Hongi Taumoy se Malofo). On peut également assister à de nombreuses manifestations culturelles et attractions. 

4 avril : Bali – PANAMPAHAN GALUNGAN

Les 12e et 13e semaines du calendrier balinais correspondent à une période sainte, ou les dieux descendent sur terre et doivent être honorés par les hommes. Ces fêtes commémorent la victoire de la Foi (dharma) sur l’incroyance (adharma). Le point culminant de la fête couvre trois jours du mardi au jeudi. Le mardi, veille de Galungan, tous les villages sont décorés de penjor (hampes de bambou décorées de feuilles de cocotier), qui sont érigées devant les habitations. Les autels des temples sont habillés de tissus de cérémonie jaunes et blancs et décorés d’ombrelles.

 

Panampahan signifie «sacrifice » : pour l’occasion, on tue le cochon dans la plupart des villages, tôt le matin ; la viande est partagée entre les membres de la communauté. On confectionne de nombreux plats de fête, en particulier le Lawar, hachis de viande épicée, et le boudin local (urutan), que l’on déguste en famille.

Pendant les fêtes, la plupart des Balinais rentrent dans leurs villages pour fêter Galungan en famille et aller prier dans les temples.

5 avril : Bali – GALUNGAN

Tous les 210 jours selon le calendrier balinais, Galungan, qui tombe le mercredi de la 12e semaine, célèbre donc la création de l’univers et commémore la victoire du bien sur le mal, dharma contre adharma. Les Balinais croient que les dieux et les âmes des ancêtres descendent alors dans les temples à la rencontre des hommes, pendant une période sainte de 19 jours. Le jour de Galungan, les Balinais mettent leurs plus beaux atours, et vont faire des offrandes dans les temples, avant de rentrer se reposer en famille. Cette période sainte donne lieu à de nombreuses fêtes de temples.

 

Le lendemain jeudi, MANIS GALUNGAN est un jour de fête consacré au repos et à  la promenade ou à rendre visite aux amis et parents.

4 au 7 avril : Tenganan Bali : USABA KETIGA

Rituels du troisieme mois incluant notamment des offrandes au temple du village, de gâteaux traditionnels en forme d’animaux et de créatures mythiques. A cette occasion ont lieu des prières dans tous les temples ; les jeunes garçons font le tour du village en jouant du gamelan ancien Selonding, tandis que les jeunes filles exécutent la danse Abwang au Subak Daha, suivis par un groupe de musique Gambang et une fanfare de percussions Beleganjur.

5-11 avril – Dompu (Sumbawa) : FESTIVAL PESONA TAMBORA 

Ce festival est destiné à commémorer l’éruption du volcan Tambora en avril 1815. Il se déroule à Doro Canga près de la ville de Dompu (Sumbawa-est).
L’éruption du volcan Tambora (2857m) fut la plus destructrice de l’histoire moderne, plus violente même que celle du Krakatoa en 1883. L’éruption entraîna la disparition de trois des cinq royaumes existant alors sur l’ile de Sumbawa : Pekat Sanggar et Tambora. Elle envoya 100 kilomètres cubes de cendres dans la haute atmosphère, faisant de 1816 l’année sans été sur une partie de l’Europe ! Le 5 avril 1815 eut lieu une première éruption qui dura 33 heures. Les gens ne quittèrent pas leur maison. Le paroxysme de l’éruption eut lieu le 10 avril. L’éruption eut une puissance estimée à 8 fois celle de l’éruption du Vésuve, soit plus de dix mille fois les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki réunies. Les explosions ont été entendues à plus de 1 400 km de distance. Le reste de la montagne s’effondra sur lui-même, et forma une grande caldeira ; Des raz de marée s’abattirent sur les îles à plusieurs centaines de kilomètres de distance. L’activité volcanique tua directement 11 000 personnes. À ces victimes s’ajoutèrent celles des tsunamis, de la famine et des épidémies qui sévirent sur Sumbawa et Lombok et qui tuèrent 49 000 personnes.

5-11 avril : Bima – FESTIVAL LAWATA (Mbojo)

Ce festival est organisé conjointement avec le Festival du Tambora.
La région de Bima (Mbojo en dialecte bimanais) à l’est de l’ile de Sumbawa est connue pour l’élevage des chevaux. Des courses de chevaux ont lieu dans presque toutes les régions, à l’ occasion des grandes fêtes, en particulier l’anniversaire du district. Les Bimanais en particulier sont friands de ces courses de chevaux (pacoa jara’). Les jockeys, tous des enfants de moins de 10 ans sont déjà des cavaliers émérites. Au cours de ce festival de nombreuses manifestations sportives et culturelles ont lieu.

6 Avril : Bone / Soppeng (Sulawesi sud) – MALLANGI ARAJANG / MATTOMPA ARAJANG

 

Rituel de purification des reliques et objets royaux, célébré à Bone ainsi qu’à Soppeng, siège d’anciens royaumes bugis. A Bone, la cérémonie a lieu à la résidence du préfet (bupati), ou sont conservées ces reliques. L’eau utilisée pour les nettoyer vient de sept puits réputés sacrés dans la région. Il s’agit des ombrelles de cérémonie (Teddung Pulaweng), kris et lances ayant appartenu au célèbre roi de Bone Arung Palakka, ainsi qu’une gerbe de riz en or pesant 5kg (Sembang Pulaweng) ! Ces objets restent l’apanage du sultan de Bone. Ce rituel est célébré par sept bissu, clergé de prêtres travestis attaché traditionnellement au royaume de Bone qui portent les reliques et accompagnent de leurs chants et danses le nettoyage rituel des objets par quatre panre bessi (forgerons royaux).

15 avril : Bali – KUNINGAN

Cette fête clôture la «période sainte balinaise» à la fin de laquelle les dieux retournent au Ciel après avoir été accueillis dans les temples pendant 10 jours.
En indonésien, kuning veut dire «jaune ». A cette occasion, les temples et lieux sacrés sont tous décorés de tissus jaunes et blancs. Les offrandes présentées symbolisent la victoire de la foi dans sa lutte contre le mal.
Ce jour-la coïncide également avec de nombreuses fêtes de temples dans tout Bali (temple de Taman Pule à Mas près d’Ubud, temple de Sakenan à Serangan).
En 2016, le lendemain de Kuningan coïncide aussi avec les fêtes chrétiennes de Pâques (16 avril).

24 avril : ISRA’MIRAJ

Cette fête musulmane commémore le voyage du prophète Mahomet de la mosquée Al-Haram à la Mecque à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem (Isra) puis vers le Septième Ciel.
Cette fête donne lieu à de nombreuses célébrations en Indonésie, comme à Jogjakarta, ou elle est célébrée sous l’égide du palais du sultan à la grande mosquée de Kauman. Les deux oiseaux mythiques male et femelle (bouraq) y représentent l’oiseau qui transporta le prophète au Paradis. Le bouraq est censé emmener sur son dos les cercueils des défunts dans l’au-delà. Il est figuré sous la forme d’une créature mythique avec un corps de cheval ailé et une tête d’homme.

D’avril à juillet : Lombok – PERESEAN

Le Peresean est une forme de combat traditionnel opposant deux adversaires (pepadu) armés de bâtons en rotin et de boucliers en cuir. Il s’agit d’un jeu traditionnel très populaire chez les jeunes gens à Lombok, dérivé à l’origine d’un rituel destiné à demander la pluie. Ces combats rituels se déroulent en général au centre de Lombok d’avril à Juillet.

 


25 avril : Tawangmangu (Java-centre) : DUKUTAN

Il s’agit d’une ancienne tradition perpétuée par 2 villages situés à quelques kilomètres de Tawangmangu, pour rendre hommage à leurs ancêtres. Elle a lieu sur un site archéologique très peu connu, le Candi Menggung a une date fixée selon le calendrier ancien javanais (Selasa Kliwon Dukut), mais toujours le mardi. A cette occasion, on prépare des plats uniquement à base de mais, qu’il est interdit de gouter avant d’être servis. Les deux villages simulent un combat rituel (tawur dukutan) en se lançant nourriture et ustensiles, rappelant ainsi l’ancienne rivalité qui les séparait au temps de leurs ancêtres avant de faire la paix. Une partie de la nourriture est dégustée en commun par les habitants.